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Débat mouvant

Auteur de la fiche : Frédéric Renier, Supagro Florac
Licence de la fiche : CC-BY-SA
En introduction : Le débat mouvant est un outil d'animation qui permet une prise de parole publique plus facile dans un groupe.
Famille d'outils : Animation
Présentation : Le débat mouvant (encore appelé Jeu de positionnement) est une forme de débat dynamique qui favorise la participation.
 - Un animateur raconte une histoire volontairement polémique. Il propose à certains moments clés de l'histoire aux participants de se positionner physiquement dans la salle, "ceux qui ne sont pas d'accord avec ce qui vient d'être dit d'un côté, ceux qui sont d'accord de l'autre".
 - Personne n'a le droit de rester au milieu (sans avis), le fait de se déplacer réellement pousse à choisir un camp et des arguments.
 - Une fois que tout le monde a choisi "son camp", l'animateur demande qui veut prendre la parole pour expliquer son positionnement.
 - Pour initier le débat, il peut commencer par demander qui est fortement positionné par rapport à ce qu'il vient de dire.
 - Quand un camp a donné un argument, c'est au tour de l'autre camp d'exprimer un argument. C'est un ping-pong. Mais si un argument du camp opposé est jugé valable par un participant, il peut changer de camp.
 - Quand l'animateur le choisit, il clôt le débat et poursuit son histoire jusqu'à la prochaine affirmation ou situation polémique de l'histoire et le débat reprend.
Pré-requis :  - Un minimum de participants (une dizaine)
 - Une histoire polémique dans laquelle les participants peuvent se projeter
 - Une salle avec de l'espace
 - Des affiches pour marquer les différentes zones (d'accord, pas d'accord)
 - Exposer les règles du jeu (personne n'est obligé de prendre la parole, mais tout le monde doit choisir un camp)
 - Durée de l'activité : 1h30 semble une bonne durée.
Quelques applications :  - 1.Briser la glace très rapidement au sein d'un groupe, le fait d'avoir à se positionner devient vite un jeu et contribue à la participation.
 - 2.Favoriser la participation d'un maximum de personnes, si l'animateur favorise la prise de parole de ceux qui n'ont pas encore parlé.
 - 3.Clarifier la position de chacun, donner à voir la diversité d'opinion des uns et des autres.
Prise en main :
Un exemple de débat mouvant organisé par la SCOP Le Pavé
Pour aller plus loin :  - Possibilité de collecter les arguments au fur et à mesure du débat et d'en faire une carte mentale.
 - Possibilité de donner 5 min ou plus à chaque camp pour peaufiner collectivement ses arguments
Avantages :  - Activité qui ne nécessite pas de matériel
 - Très rapide à mettre en place
 - Possible de la vivre en extérieur, ce qui aère les participants.
 - Dans cette forme le débat redevient un moment de plaisir
Inconvénients :  - Il n'y a pas de garantie que le débat "prenne"
 - Certains participants peu à l'aise en groupe ou avec la logique argumentaire peuvent se sentir exclus, cette méthode débat doit être complétée avec d'autres formes de débat en fonction du temps, des participants et des objectifs.
Licence : Licence libre, Gratuit
Utilisation : Facile
Installation : Ne s'installe pas

Jog the Web

Auteur de la fiche : Emilie Hullo, Outils Réseaux
Licence de la fiche : CC-BY-SA
En introduction : Jog theWeb est un outil gratuit qui permet de collecter des ressources numériques, de les organiser en classeurs virtuels (jog), et de les partager en ligne. Créé à la base pour faciliter le travail des enseignants, il permet à l'utilisateur de mettre en cohérence l'ensemble de ses pages web, en les regroupant au sein d'un parcours thématique, et de les annoter d'un commentaire destiné à guider celui qui les parcourt.
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Mots clés :
Famille d'outils : Porte-documents
Présentation :
Pré-requis : Navigation sur le web
Quelques applications : En résumé, Jog the Web permet  :

  •  d'organiser  très facilement ses ressources documentaires car il fonctionne exactement comme un classeur, avec un système d'intercalaires virtuels.
  • de créer de véritables visites guidées de contenus, via un parcours pédagogique.
  • de guider ou d'être guidé par les commentaires laissés sur chaque page (consignes, questions, clarification des enjeux du jog etc.)
  • de diffuser le classeur réalisé, en mode public ou privé (via un mailing list).
  • d'avoir accès aux parcours des autres utilisateurs via un moteur de recherche classique ou par le biais de catégories.
  • d'être utilisé de manière collaborative. Les destinataires pouvant communiquer, au travers de billets, sur le contenu présenté : proposer une ressource supplémentaire, faire un témoignage ou simplement poser une question.
  • de mettre enfin fin aux polycopiés qui s'entassent. 
Prise en main : L'utilisation de Jog the Web est extrêmement simple. Il suffit de récupérer les adresses URLs des documents que vous souhaitez faire figurer dans votre classeur et de les relier. Voici néanmoins une petite présentation prezi , destinée à faciliter la prise en main de cet outil :

Pour aller plus loin : Jog the Web dans  (emilielf)
Avantages : Outil très facile à utiliser qui permet une sélection de ressources ciblées et une progression dans la lecture. Possibilité de partager sa veille. Idéal pour présenter une revue de presse numérique, il est particulièrement utile dans les cas d'apprentissage, pour les enseignants/formateurs, car il fait appel à tous les modes de gestion mentale (son, image, texte). 

Une plateforme collaborative consacrée aux usages éducatifs de cet outil a d'ailleurs été créée. Baptisée Jog Educ, elle vise à encourager les échanges entre les enseignants utilisateurs de Jog the Web.
Inconvénients : Limité dans sa version gratuite.
Licence : Gratuit, Freemium
Utilisation : Facile
Installation : Ne s'installe pas

Le béhaviorisme

Auteur de la fiche : Emilie Hullo, Outils Réseaux
En introduction : Fondé par le spécialiste de psychologie animale Watson (1913) dans le prolongement des recherches sur le conditionnement animal menées dès 1889 par le scientifique Russe Pavlov , le béhaviorisme fut développé par les psychologues américains Holland et Skinner. A partir d'expérimentations menées sur des rats et des pigeons, Skinner a tenté de démontrer que le comportement pouvait être façonné en fonction des réponses souhaitées (« reinforcement theory »). Partant du postulat que tout comportement résulte d'un apprentissage, ce courant s’attache à l'étude des comportements manifestés par l'individu. Il s’intéresse aux résultats observables (l'environnement et le comportement) plutôt qu’aux processus d’apprentissage.
Mots clés :
Présentation du concept abordé : Les connaissances sont considérées par le béhaviorisme comme une réalité externe objective que l’apprenant doit assimiler et reproduire et l'apprentissage comme le résultat d'un conditionnement qui peut prendre deux formes : le « conditionnement classique » et le « conditionnement opérant ».

Le conditionnement classique (pavlovien) consiste à déclencher un comportement « répondant » c'est-à-dire produit de manière involontaire par l'individu en réponse à un stimulus. En administrant le bon stimulus, l'enseignant(e) obtient une modification du comportement chez l'apprenant. Le conditionnement classique se base sur l'expérience bien connue du chien de Pavlov qui se déroule en trois étapes. La première étape consiste à produire un stimulus qui va déclencher par réflexe un comportement chez l'animal : lui présenter de la nourriture (« stimulus inconditionnel ») déclenche sa salivation (« réponse inconditionnée »). La seconde consiste à émettre un son de cloche (« stimulus neutre ») précédant à chaque fois la présentation de la nourriture. La troisième étape se caractérise par l'obtention du résultat souhaité : après une certaine quantité de répétitions de ces séances le son de cloche déclenche par lui-même la salivation (« réponse conditionnée ») chez le chien.

Le conditionnement opérant consiste quant à lui à produire un comportement volontaire à l'issue de l'apprentissage. Ce comportement s'effectue au travers de variables de contrôle : « le renforcement positif », « la punition positive », « le renforcement négatif » et « la punition négative ».
Résumé, traits caractéristiques : Le mode de travail pédagogique sur lequel est basé le courant béhavioriste est un mode réactif. L’apprenant est perçu comme un réceptacle dans lequel l’enseignant déverse ses informations. Il écoute, observe et tente de reproduire ce que lui dispense l'enseignant qui est celui qui possède le savoir. L'apprentissage repose ainsi principalement sur l’exposé magistral, la pratique répétée et le découpage en petites unités logiques de l'enseignement afin de faciliter la mémorisation des savoirs et savoir-faire.

Le constructivisme et le socio-constructivisme

Auteur de la fiche : Emilie Hullo, Outils Réseaux
En introduction : Reprenant le concept d’assimilation/accommodation cher aux cognitivistes, le courant  constructiviste l'a dépassé en démontrant que ce processus était en réalité le fruit d'une interaction sociale dans laquelle l’apprenant était co-auteur de l’acquisition de son savoir.  C'est ici son implication qui est le moteur même de l'apprentissage.  Le représentant principal de ce courant est Jean Piaget (1896-1980), un psychologue, biologiste, logicien et épistémologue suisse qui centra son étude sur le développement des habiletés de la pensée et du raisonnement du cerveau humain. Sa contribution majeure fut d'expliquer comment se structurent les connaissances et les compétences par le sujet. 
Mots clés :
Présentation du concept abordé : Cette pédagogie est centrée sur le sujet. L'apprentissage est considéré comme le résultat d’une construction des savoirs par étapes successives dont le moteur est la participation active de l'apprenant. C'est l'élève qui apprend par l'intermédiaire de ses représentations, elles-mêmes issues de ses expériences antérieures. Les conceptions initiales ne sont pas seulement le point de départ et le résultat de l'activité, elles sont au cœur du processus d'apprentissage. Contrairement au béhaviorisme, l'enseignant ne peut pas déverser la connaissance dans la tête de l'apprenant comme il le voudrait. Son rôle consiste à soutenir ce dernier dans une recherche de sens en lui posant des questions, en stimulant sa curiosité, en l'amenant à manipuler des représentations externes et en facilitant la construction collaborative des connaissances. 

Lev Vygotski (1896-1934), avec son concept de « Zone Proximale de Développement » (ZPD), a  attiré l'attention sur le rôle fondamental de l'enseignant(e) dans la progression de l’élève. La ZPD représente tout ce que l’élève peut maîtriser quand il est guidé et aidé par une personne compétente, dans un processus collaboratif. Le rôle de l’enseignant consiste ainsi à guider l’apprenant « vers de nouveaux développements de ses connaissances et surtout de lui-même, comme personnalité ». Ce qui différencie principalement les théories de Piaget de celles de Vygotski est le rôle central que ce dernier accorde aux interactions sociales et au langage. Ce concept va donner naissance au socio-constructivisme, courant qui valorise une pédagogie active et non directive et qui s'articule autour d’activités collaboratives.  
Résumé, traits caractéristiques : Le courant constructiviste représente aujourd'hui la base de référence théorique commune en matière de technologies éducatives. Il est considéré aux Etats-Unis comme le plus à même d’accompagner les transformations scolaires attendues. Linard, citée par Chaptal (2003), résume le point de vue communément admis entre TIC et pédagogie : « le modèle behavioriste est dépassé, le modèle cognitiviste en voie de dépassement et le constructivisme non encore épuisé ». Sur le plan des technologies, ce courant a conduit au développement d’applications riches et multiples que Marcel Lebrun récapitule :  « partir des expériences concrètes (vidéos, étude de cas, forums …), fournir des outils de réflexion (rappels des connaissances intérieures, grilles d’analyse, questionnaires…), présenter des modèles dynamiques (logiciels de simulation, de modélisation, tableaux de synthèse,…), fournir l’occasion d’appliquer les connaissances acquises dans différents contextes, à la résolution de problèmes variés (études de cas, projets, problèmes, feedbacks, …) ».

Le rationalisme ou cognitivisme

Auteur de la fiche : Emilie Hullo, Outils Réseaux
En introduction : A l'inverse du béhaviorisme, le courant cognitiviste, qui s'est développé de la fin des années 50 aux années 70, s'est attaché à analyser les processus internes de l’apprentissage et à mettre l'accent sur la connaissance. Il porte sur l'étude des processus mentaux et s’intéresse à la manière dont l'information est reçue, traitée et transposée par les apprenants. Pour les cognitivistes, la réponse du sujet à un stimulus n’est pas automatiquement fonction du stimulus lui-même mais de « l’interprétation » que l'apprenant en a faite. Les connaissances sont une réalité externe que le sujet doit intégrer à ses schémas mentaux et réutiliser.
Mots clés :
Présentation du concept abordé : L'apprentissage est ici perçu comme le processus par lequel « se développent, se transforment et s’acquièrent les structures et les capacités cognitives individuelles du sujet au travers de ses actions sur l’environnement ».  Il est considéré comme réalisé lorsqu’un changement des structures mentales est observé. Il repose sur trois concepts majeurs :




- les schèmes, structures mentales par lesquelles l'individu organise son environnement ;
- l'assimilation qu'Alain Chaptal décrit comme « le processus cognitif par lequel un apprenant intègre de nouvelles informations et expériences dans les schèmes existants » ;
- l’accommodation qui « conduit à enrichir les schèmes sans en changer la structure ».
Résumé, traits caractéristiques : Le courant cognitiviste est tourné vers un mode de travail pédagogique proactif au sein duquel les apprentissages s'axent sur les manières de penser et de résoudre des problèmes. Tout le rôle de l'enseignant consiste ici à recourir à des méthodes et des médias pour faciliter l'assimilation et la mémorisation de l'information par l'apprenant : simulation, modélisation, résolution de problèmes etc. Les technologies trouvent toute leur place dans ce modèle pédagogique car elles représentent autant de supports pour aider à l’élaboration de ces stratégies mnémoniques : sélection et traitement rationnel de l’information, utilisation de schémas organisateurs pour former des images mentales significatives (par exemple les cartes heuristiques qui sont de plus en plus utilisées dans le système scolaire) etc.

Moodle

Auteur de la fiche : Outils Réseaux
Licence de la fiche : CC-BY-SA
En introduction : Moodle est une plateforme d'apprentissage en logiciel libre constituant un outil très puissant. Créée pour concrétiser les concepts de "formation Socio-constructiviste", Moodle est une plate-forme modulaire (il existe plus de 200 modules additionnels) qui offre de très nombreuses possibilités (présentation, format des parcours de formation...). Heureusement, il existe une vaste communauté d'utilisateurs de Moodle et la documentation est très abondante. Très au fait des nouvelles tendances pédagogiques comme technologiques, la communauté de Moodle s'intéresse aussi au Portfolio, au standard RSS, au Podcasting ou balladodiffusion. Moodle permet à l'enseignant de rapidement recréer un cours.
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Site officiel : http://moodle.org/
Mots clés :
Famille d'outils : Animation
Présentation :
Quelques applications : - Plateforme pédagogique de l'Université Lille 1 :
http://moodle.univ-lille1.fr

- Plateforme pédagogique de l'Université de Provence :
http://moodle.univ-provence.fr/moodle/
Prise en main :
Pour aller plus loin : Espace de test : Espace test

Documentation
  - documentation Moodle
  - fiche Framasoft

Téléchargement : Moodle
Avantages : Offre de très nombreuses possibilités, très au fait des nouvelles tendances pédagogiques, une grosse communauté d'utilisateurs.
Inconvénients : Son point faible est lié à ce foisonnement, la prise en main n'est pas automatique. 
Licence : Licence libre
Utilisation : Il y a plus facile mais aussi plus compliqué
Installation : Ne s'installe pas

Prezi

Auteur de la fiche : Outils-Réseaux et SupAgro Florac
Licence de la fiche : CC-BY-SA
En introduction : Prezi est un logiciel de création de présentation en ligne. Sa particularité, par rapport aux logiciels de présentation classique type Impress ou Powerpoint est que le déroulé de la présentation n'est pas linéaire. L'ensemble de la présentation Prezi est sur un seul et même espace, on accède aux élements en zoomant et dézoomant.
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Site officiel : http://www.prezi.com
Mots clés :
Famille d'outils : Animation
Présentation : Un exemple : un cours sur la coopération de Jean-Michel Cornu

Pré-requis :
  • Se créer un compte Prezi
  • Avoir une connexion Internet
  • Avoir un logiciel de lecture au format Flash installé (pour éditer son Prezi)
Quelques applications :
  • Présentation d'un projet, en présence ou à distance
  • Création d'un support de cours ou d'un didacticiel disponible en ligne
  • Création d'une présentation à plusieurs à distance
Prise en main : Tutoriel de la création du compte à la création de son Prezi (attention la création d'un compte de type Edu présenté dans ce didacticiel n'est possible que pour les enseignants et étudiants)

Avantages :
  • Des présentations plus dynamiques !
  • Bien adapté à une présentation dans une logique d'attention (j'adapte le déroulé au public). Cette notion s'opposant à la logique d'intention : j'amène mon public du point A au point B
  • Permet une organisation du propos sous la forme d'une carte heuristique comme sous une forme linéaire
  • Présentation téléchargeable et donc présentable sans avoir internet
  • La présentation téléchargée est auto-executable, il n'y a pas besoin d'un logiciel installé pour pouvoir la présenter.
  • On peut accèder à ses présentations depuis n'importe quel ordinateur relié à Internet
  • Permet l'édition à plusieurs, en mode synchrone ou asynchrone
Inconvénients :
  • Dans sa version gratuite, la création ne se fait qu'en ligne
  • Attention à l'effet "mal de mer" par abus des effets de rotation
  • Interface tout en anglais
  • Dans la version gratuite (hors éducation) toutes les présentations sont visibles en ligne, il n'y a pas d'espace privé
Licence : Logiciel propriétaire, Freemium
Utilisation : Facile
Installation : Ne s'installe pas
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